Ça bouge dans Blender: Apricot et Peach projects (1/3)

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Bonjour,

Comme l’indique le titre, ça bouge dans Blender. Du moins, ça bouge dedans, à côté, bref un peu partout. Alors pour ne pas perdre les non-Blenderiens, je vais faire tout cela en trois billets: l’un qui présente Big Buck Bunny et ses dérivées/implications, le second qui présente les projets divers utilisant Blender, dont certains sont supportés par la Blender Foundation, et le troisième qui présente la suite de Blender, à savoir l’avenir proche, avec la 2.46 (pour bientôt) et la 2.50 (pour la fin de l’année/début année prochaine).

Pour rappel (sachant que ce billet est lisible sur Planet-libre.org et que tout le monde ne connaît pas Blender précisément), Blender est une application multi-plateforme permettant d’aborder presque toutes les étapes de post-production en matière vidéo, notamment en 3d. Blender propose une suite complète d’outil de Modélisation, Animation, “Texturation”, … Blender propose aussi des outils modernes qui maintiennent le logiciel au côté des grands du domaine, à savoir 3dsMax, Maya, Lightwave ou XSI. Parmi ces outils, le scripting Python élargit considérablement le champs de créativité.

La problématique régulièrement soulevée concerne l’insertion de Blender dans le monde professionnel, insertion généralement très difficile dans un domaine où d’autres logiciels sont rois et où tous les utilisateurs sont formés sur ces outils, et dont la re-formation serait trop onéreuse pour être envisagée.

Amis libristes: voyant cela, certains pensent (je suis l’un d’entre eux) que cette insertion pourrait se faire de manière détournée: à travers le graphisme amateur et les designers free-lance. Mais pour cela, il faut sensibiliser les gens à l’existence du logiciel. Je vais tenter de vous montrer un large panel de projets qui montrent la puissance de Blender. Après cela, vous n’aurez normalement plus d’excuses pour ne plus faire de publicité à Blender.

Les projets autour/avec Blender

Peach Project (Orange Team)

Poster BBB

Pour situer le contexte, Peach Project et Apricot Project sont les noms de codes de deux projets parallèles soutenus par le Blender Institute. Ces noms ont étés attribués arbitrairement et ne reflètent pas le contenu de ces projets. Il s’agit en fait à travers de ces projets de mettre à jour et amplifier la notoriété de Blender. Quand je dis mettre à jour, c’est parce que Elephant Dream avait déjà ouvert la voix en 2006 en montrant à tout le monde que Blender pouvait faire de belles choses. C’était le studio Orange Open Movie Project, un studio danois (basé à Amsterdam) qui est financé par le Blender Institute et qui est logé à son enseigne. Mais depuis 3ds Max 9 et Maya PLE 8.5 ou encore XSI 6.5 sont sortis et les fonctionnalités ont été améliorées et d’autres ont été ajoutées. Blender a suivi le mouvement, mais Elephant Dream n’a pas suffit à lui donner une image acceptable auprès des professionnels: il faut renouveler l’expérience: c’est ce qui a été fait avec Big Buck Bunny.

On dit souvent que l’on peut juger une logiciel d’images de synthèse à son moteur de particule (le raccourci est gros, mais bon). Les particules, ce sont des points dont la position est gérée selon des algorithmes physique et qui obéissent donc aux lois physiques (et parfois chimiques) terrestres. Bref, avec cela on fait de la fumée, des vêtements, des explosions, ou encore des poils. Là où je veux en venir, c’est que le dernier Pixar, Ratatouille était la dernière arme d’une bataille qui se joue en coulisse, celle des logiciels d’images de synthèse: le film, qui est esthétiquement très impressionnant, démarque les produits Autodesk (3ds Max et Maya,qui ont servis pour ce film) de ses concurrents en montrant un système de texture et de particles (pour les poils des rats) très performant. Le choix de “bêbêtes poilues” pour ce Big Buck Bunny n’est donc pas anodin: avec ce court-métrage, Blender se place à nouveau dans le peloton de tête et grignote encore quelques places dans cette bataille.

Outre cet objectif, Big Buck Bunny avait aussi un autre objectif, très précis, pour les développeurs de Blender, avec qui Ton Rossendal faisait la liaison: immerger Blender en situation concrète de production pour faire ressortir les défauts de Blender et apporter des améliorations inspirées directement par les artistes qui font le film. C’est notamment de ce projet que découlent les deux prochaines versions notables de Blender, la 2.46 et la 2.50. Chacune de ces versions contiendra énormément d’innovations inspirées par BBB (Big Buck Bunny), comme une énorme amélioration du système de particule, l’arrivée des rigidbody couplés aux softbody, ainsi qu’un module cloth, d’ailleurs, la B-con 1 (une sorte de Alpha release, dans le vocabulairere du cycle de développement de Blender) de la 2.46(.16) porte le nom de code de Gamera, l’un des personnages de BBB. Mais je n’en dit pas plus, je détaillerai les évolutions internes de Blender dans un autre billet.

BBB aura employé (avec rémunération) 14 personnes (de différentes nationalités), ainsi que quelques autres contributeurs de passage, dont Jan Morgenstern, qui avait composé la B.O. d’Elephant Dream. Malgré qu’il soit distribué gratuitement sous une licence Creative Common, le film aura tout de même coûté 150 000 € au Blender Institute. Est-il nécessaire de rappeler que en plus d’avoir utilisé des outils libres, le contenu est libre, selon les termes de la licence Creative Common. Dailleurs, Blender Institute est l’un des premiers organismes à utiliser cette licence dans un cadre professionnel… Mais on en parle, on en parle, mais où est-il donc ce film?

Après près d’un an de travail, la Première a eu lieu le 10 avril à Amsterdam au cinéma Studio K. Pourtant, le film n’est pas encore disponible en téléchargement. En effet, les DVD pré-commandés seront envoyés à la mi-mai, et le film et ses fichiers seront disponibles au téléchargement vers fin-mai. Le film sera disponible en format 35mm, en fichier vidéo et en haute définition Blue-Ray. Les pré-commandes sont toujours possibles, c’est là que ça se passe. En attendant, il vous reste toujours l’énigmatique trailer à télecharger ou à regarder sur Vimeo:


Big Buck Bunny - Official Trailer from Andy Goralczyk on Vimeo.

Sachez aussi qu’entre temps, BBB sera présenté à plusieurs festivals, notamment en France. Je pense personnellement qu’il faut s’attendre à un chef-d’oeuvre technique, dans le sens où l’image professionnelle de Blender découlera de ce film et que pour cela les “big heads” de Blender ont été recrutées de par le monde pour participer à ce projet, bref, esthétiquement, je pense pouvoir garantir qu’il y aura largement de quoi rivaliser avec 3ds Max. Au niveau du scénario, il ne faut pas s’attendre à la qualité et à la liberté d’Elephant Dream (qui n’est pas, contrairement à ce que les mauvaises langues affirment, sans queue ni tête: il y a une histoire, fortement chargée en morale, en second sens et en remise en question). Les designers ont été tenus de se rapprocher du style Pixar, parce qu’il s’agit d’un genre connu, qui permet donc les comparaisons. La bande annonce le montre, nous sommes plus dans du cartoon divertissant que dans du métaphysique.

3 personnages du films (les mechants) Un oiseau du film

Rinky, l'un des méchants Le héro du film pret à tirer une flêche avec son arc

Apricot Project (Orange Team)

Mais certains l’oublient, il y a deux projets: Peach project, que nous venons de voir, et Apricot project. Pour les non-blenderiens, il est nécessaire de rappeller une fonction quelquefois oubliée de Blender. Celui-ci dispose d’un Gamelogic et d’un moteur de 3d temps réel. Le Gamelogic permet de réaliser les procédures de communication entre les objets 3d et le joueur. Dans un jeu de grande envergure, le Gamelogic permet surtout d’ordonner les scripts python, que Blender comprend même en dehors de GameBlender, ils font d’ailleurs partie des éléments qui démarquent Blender de ses concurrents. Mais dans le cas d’un jeu de grande envergure, Blendern’a pas encore les capacité necessaire, il est donc couplé à un logiciel externe, un SDK, qui fait office de Gamelogic.

Blender Institute et CrystalSpace (l’un des Kits de developpement d’applications 3d interactives les plus prometteurs qui soit libre) se sont donc associés pour réaliser un jeu. Et ce jeu n’est pas n’importe lequel: c’est le jeu du film Big Buck Bunny !

Le projet a commencé le 1er février, après un appel aux dons et au sponsoring pour payer les 6 developpeurs qui travaillent à temps plein sur ce projet au Blender Institute d’Amsterdam. Les DVD pré-commandables seront envoyés courant juin (plutôt vers la fin: ils prennent du retard), et une quantité importante de fichiers sera disponible le 31 juin: il y aura les fichiers du jeu, les artworks, les goodies, de la documentation, les feuilles de travail, les fichiers externes (son, musique) et même des tutoriaux !

L’Apricot Project a exactement 5 objectifs précis:

  • Créer un un prototype de jeu qui réponde aux normes industrielles et commerciales professionnelles.
  • Développer CrystalSpace, avec notamment les maps HDR (le ciel, en gros), le GameLogic (interaction joueur <=> jeu) et l’animation de personnages, principalement.
  • Développer Blender pour donner la possibilité d’orienter l’interface et les outils de blender pour un développement à destination d’un jeu. Pour l’instant, les seules possibilités vraiment élaborés sont celles d’utiliser Blender pour une image fixe ou une vidéo, pas vraiment pour de l’interactif: Blender dispose des outils mais n’a pas adapté son fonctionnement à ceux-ci.
  • Réaliser un logiciel libre (GPL/LGPL) dont le contenu est délivré ouvertement selon les termes de la license Creative Common. Le jeu sera multi-plateforme (enfin, GNU/Linux, Mac OS/X et Windows).
  • Produire un contenu didactique: Tutoriaux, notification d’experience, documentation,…

Screenshot Image Crystalspace Croquis de maison

Voila ! Il ne reste plus qu’à attendre encore un peu pour les deux projets ! Pour rappel, vont suivre deux autres billets: le plus immédiat concernera les autres projets autour de Blender, et le troisième concernera les évolutions majeures que cette années 2008 devrait apporter à Blender. Aller, finissons sur un peu de pub, c’est pour la bonne cause braves gens:

image pour pré_commander le DVD image pour pré_commander le DVD

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Camino 1.6

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Bonjour,

Bon, comme je ne suis pas sous Mac OS/X, je vais me contenter de relayer la nouvelle: Camino 1.6 est sorti! Pour informations, Camino est un navigateur libre écrit particulièrement pour les utilisateurs de Mac OS/X. Ce projet est soutenu par la Mozilla Foundation, puisque Camino utilise le moteur de rendu Gecko (1.8.1), le même que Firefox (entre autres…). La démarche de développement est de mieux s’intégrer à Mac OS/X que ne le fait Firefox, qui est toutefois disponible sous OS/X.

Les nouveautés apportées par cette 1.6 (sortie hier) sont nombreuses, en effet, la 1.5 datait de presque un an ! Voici en vrac les améliorations/nouveautés les plus importantes:

Pour l’instant, Camino 1.6 est proposé en 11 langues, dont le français. La prochaine version majeure de Camino devrait être la 2.0. Cette version devrait utiliser la bibliothèque graphique Quartz

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Linux à ceux qui n’en veulent pas et qui ne savent pas pourquoi…

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Bonjour,

Je tente d’être présent sur un forum (une communauté graphique), j’y parviens d’ailleurs de moins en moins. Quand j’y passe, je surveille un topic parlant de Linux, et qui contient donc forcément des comparaisons vaseuses avec Windows. Etant parti pour une rapide intervention, j’ai finalement synthétisé le discours que je tiens habituellement aux novices intéressés. Ça nécessiterai sûrement une réécriture, mais j’ai pour l’instant la flemme de re-re-synthétiser tout ça. Je répondais en vrac à plusieurs affirmations erronées ou fausses au sujet de Linux. C’est surtout la seconde partie qui concerne vraiment Linux, mais je conserve l’intégralité du message par souci de lisibilité. Je vous donne ça a chaud, mais c’est vrai qu’il faudra réécrire tout ça… La discussion, c’était ici.

Bonjour, Précisions en vrac:

Le fait qu’il y ai peu d’utilisateurs en desktop sur Linux n’explique en RIEN, même pas 0.001% la non-présence de Virus sous Linux: zéro, niet, peanut, quedal: 80% des serveurs internet sont sous Linux/Apache, donc pour les hackers, il y aurai beaucoup d’intérêt à élaborer des virus pour linux, puisque ce sont les serveurs qui contiennent les base de données (avec les identifiants et mots de passe de beaucoup de gens…), les films de warez, etc… Donc NON, s’il n’y a pas de virus sous linux c’est parceque c’est tout simplement bien fait. Mais je tenai à insister sur deux points:

- Au sujet des hackers: Attention à ce que vous dites, un hackeur est un bidouilleur, un programmeur, qui aime bidouiller les réseaux et les systèmes, mais pas dans le but de nuire. Un hacker n’est en aucun cas un être nuisible, ce sont eux qui sont à l’origine des principales découvertes en matière de sécurité informatique! Ne confondez pas avec les lamers, ces petits adolescent boutonneux qui découvrent JTR et qui se prennent pour les rois du monde, après avoir vu Opération Espadon ou Matrix… Ces petits cons-là ne sont pas des hackeurs, et c’est à la presse que l’on doit l’amalgame entre les deux. Bref, Titoupath, ton extrait (erroné) du débat entre Mme Royal et M. Sarkozy est hors de propos, puisque les hackers sont généralement ceux qui résolvent les failles: tu crois qu’il travaille où maintenant Kevin Mitnick ? De plus, dans le monde où nous vivons, éradiquer la delinquance informatique ne servirai à rien puisque les gens, même s’ils n’avaient plus besoins d’Antivirus, de Firewall, demanderaient à être sécurisés. En informatique, sais-tu d’où viens la plus grande insécuritée ? C’est l’utilisateur lui-même qui est le plus dangereux… Ainsi, les mécanismes de sécurité que contient un OS sont soumis à un dilemme: préserver à tout prix l’integrité des données, quitte à priver l’utilisateur de ses droits et à mettre des systèmes de contrôles à son insu, ou laisser l’utilisateur libre, quitte à ce qu’il doive assumer ses mauvais choix. Entre les deux OS: chacun de ceux dont nous parlons ont fait un choix différent à ce niveau. Mais là où j’ai peur (et là où Orwell avait raison), c’est quand je vois que la majorité des utilisateurs lambda accepte, même quand ils connaissent tout les enjeux, qu’une part de leur liberté soit entamée au profit de l’efficacité de leur travail… Là, je ne peut plus rien faire…

-Deuxième point important: la démarche de développement de Windows et de Linux… Windows, derrière, c’est une société. Comme toute société, elle a besoin, en ce monde d’économie de marché, de survivre. Pour cela, l’entreprise a des impératifs financiers, des obligations de résultats. Contrairement à ce que l’on pense, tout ces enjeux étaient présent lors de l’élaboration de Vista, XP, NT, (…) et exerçaient une pression considérable sur les développeurs.Où veux-je en venir ? Dans le cadre de cette pression, une entreprise comme Microsoft va favoriser ce que l’utilisateur lambda voit en premier: Quand vous achetiez XP, vous n’étiez pas étonné que la session par defaut soit une session ayant les pleins privilèges, ce qui vous met à la portée d’une prise de controle par un pirate malicieux, non, vous vous en fichiez! A l’époque, vous étiez captivés par le thème, par le menu “Démarrer” tout beau et tout rond, avec un jolie Bleu et une belle prairie en fond d’écran… Vous aviez l’impression que Windows était mieux parce que le thème était plus moderne. Bref, il y a deux éléments à discerner: Ce qui fait que l’utilisateur croit que son système est bien, et ce qui fait que le système est véritablement bien. En terme marketing, il semblerai normal de favoriser le premier élément, qui est plus vendeur et plus parlant aux clients (=utilisateurs).
Bref, il y a la coquille et le noyau: la coquille, c’est ce que l’on voit, et le noyau, c’est ce qui fait marcher. A court terme, Microsoft a fait d’important bénéfice en peaufinant la coquille et en baclant le noyau. Mais à long terme, le noyau devient trop instable et la coquille se fissure. Alors que les développeurs de distributions GNU/Linux ont, dès le début, favorisé avant tout la stabilité/sécurité/viabilité du noyau, puis se sont ensuite intéressés à l’aspect. C’est pour ça qu’au final, en 2008, Windows peine tout juste à superposer en 3d toutes les fenêtres ouvertes, et que Linux, au même moment affiche 4 (ou +) bureaux en cube, fait exploser des fenêtres… Bizzare, non ?

Pour finir, je dirai que les habitudes acquises avec Windows faussent le jugement, et qu’en n’ayant connu que Windows, je trouve indécent de philosopher sur l’hypothétique supériorité de l’un ou de l’autre, sachant que les critères d’analyse ne sont basés que sur une expérience d’utilisateur moyen en environnement Windows.

Ha oui, dans mes metaphores vaseuse: quand je disais Noyau/Coquille, je ne faisais pas référence à la définition informatique du noyau, même si c’en est proche…

Je concluerai sur ce que je dit toujours aux gens avec qui j’en parle: Je ne dit pas que Linux est mieux qu’un autre, je vous rappelle juste que vous avez le choix entre Windows et autre chose, entre Office2007 et autre chose, entre Internet Explorer et autre chose. Choisissez celui que vous voulez, mais n’oubliez pas que vous avez le choix. Si 1984 pouvait ne rester qu’un roman, ça serai cool…

PS: Cette analyse reste subjective et personnelle, elle peut être fausse, mais ça me semble tenir debout…

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Voualou ! C’était la citation qui innaugure la catégorie “Philosophie de Comptoir” de ce blog. En effet, ça n’est peut être pas très pertinent comme réflexion, mais si vous avez des éléments à réfuter/corriger/approuver, n’hésitez pas à me le faire savoir…

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La tempête communautaire de l’Ubuntu Brainstorm

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Bonjour,

Aujourd’hui, petit topo sur lUbuntu Brainstorm. Je ne vous en avais pas parlé, mais ça ne va pas m’empêcher de faire un bilan sur ce projet.

Mais en fait, qu’est ce c’est quoi c’est ce que c’est?   Ubuntu, c’est une distro linux, là dessus, on est d’accord. Un brainstorm, c’est un tornade/tempête de cerveau… Voila. Bon, en clair, c’est un digg-like, mais avec des suggestions (au lieu de liens) pour Ubuntu: on propose une idée, on vote pour celles des autres !

Ce projet a été lancé par Canonical, plus précisément par la Quality Assurance Team, en s’inspirant de l’Ideastorm de Dell. C’est d’ailleurs par l’Ideastorm que les utilisateurs ont demandé l’installation d’Ubuntu sur certains ordinateurs Dell.

Le service a été lancé il y a près d’un mois et demi, et l’équipe a fourni il y a quelques jours (le 09/04/2008) un bilan dont je ne vais citer que les statistiques. Au jour du 9 avril (publication de l’article), il y avait 14 400 utilisateurs, 26 000 commentaires, 700 000 votes, et surtout 6 500 idées, dont 350 supprimées et 1400 doublons. Certains ont joués le jeu au maximum, en votant plus de 5 500 fois.

Le service a eu un succès énorme, et pour l’instant 21 idées ont étés implantées, sans compter les suggestions concernant le Brainstorm lui-même… Ces idées ont toutes été implantées dans la 8.04 (Hardy Heron) et aucune pour la 8.10 (Intrepid Ibex). D’ailleurs, en parlant du moteur en lui-même, il a, en quelques mois, beaucoup évolué, il propose désormais de nouvelles fonctions qui permettent une meilleure réactivité, un meilleur suivi, ainsi qu’une connexion avec le Launchpad (gestionnaire de projets de Canonical). Les sources (utilisant le moteur de Drupal) ont été libérées, pour que la communauté puisse améliorer aisément le concept, et pour que d’autres développeurs puissent utiliser ce système: il a déjà été repris par la communauté Blender, dans le Blenderstorm.

N’hésitez donc pas à vous inscrire, participez, soyez acteurs de votre distribution. un niveau minimum d’Anglais est toutefois requis, puisque bien sûr, tout est en Anglais…

Pour finir, vous pouvez promouvoir vos idées au delà du Brainstorm, avec l’onglet “Help promote this idea“, qui permet d’obtenir le code (HTML ou BBcode) affichant une image dynamique (le contenu est mis à jour régulièrement) de votre idée (ou de celles qui vous plaisent).

Je termine donc ce bilan par un peu de publicité (que j’ai aussi ajouté à la barre latérale du blog), en présentant les quelques idées que j’ai soumis à ce jour:


Je propose d’intégrer par défaut un/des document(s) expliquant ce que sont Logiciels Libres, GNU/Linux et Ubuntu à des novices, en leur expliquant simplement “en quoi c’est mieux”, en leur expliquant comment aider, participer, promouvoir, contribuer, où se faire aider…

Lorsque l’on utilise le mode “Voir en temps que liste” dans Nautilus (Explorateur de fichier par defaut), il n’est plus possible d’avoir un clique-droit “neutre”, celui qui permet de créer un dossier (…). Ca me semble très gênant.


L’idée ne semble pas avoir rencontré de succès, mais je m’y accroche: pouvoir avoir plusieurs barres latérales dans Nautilus, que l’on pourrait gérer à la manière de GIMP. Cela permettrai de ne pas avoir à “switcher” entre les paneaux de raccourci, d’information, d’arborescence… Pouvoir les empiler, les mettre à droite [me] faciliterai la tâche…

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